West Side Story

Posted By on September 2, 2019


© 1969 Leiji MATSUMOTO / Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc.

Titre : ウエスト・サイド物語 / West Side Monogatari

Date de parution : 1969

La carrière de Leiji Matsumoto est parsemée d’œuvres surprenantes dont on ne sait pas toujours expliquer la raison d’être. C’est le cas de son adaptation en manga de la célèbre comédie musicale West Side Story, publiée sous forme de cahier dans le Heibon Monthly daté d’octobre 1969. Il ne semble pas y avoir d’actualité particulière justifiant cette publication : la comédie musicale de Leonard Bernstein et Stephen Sondheim a été lancée à Broadway douze ans plus tôt, en 1957; quant au film de Robert Wise et Jerome Robbins, il est sorti en salles en 1961. C’est ce dernier qui a clairement servi de référence à Matsumoto, puisque les traits de ses personnages rappellent ceux des acteurs du long-métrage…

Peut-être la raison pour laquelle Heibon a passé cette commande au mangaka est liée au lancement, un an plus tôt, de la version japonaise du musical par la Takarazuka Revue Company, qui aura ravivé l’intérêt du public nippon pour cette relecture de Roméo et Juliette dans le New York des années cinquante. Il s’agit toutefois d’une simple conjecture.

 


© 1969 Leiji MATSUMOTO / Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc.

 

Bien qu’assez court (14 pages), le manga reprend fidèlement l’histoire du film; le tout est bien sûr condensé, mais on y retrouve la plupart des scènes-clés. Dans le quartier Upper West Side de l’île de Manhattan, des gangs de jeunes s’affrontent. D’un côté, de jeunes américains d’origines polonaise et irlandaise, les Jets, menés par Riff. De l’autre, des immigrés portoricains, les Sharks, menés par Bernardo. Mais en coulisse, l’ancien chef des Jets et meilleur ami de Riff, Tony, s’est enamouré de la belle Maria, qui n’est autre que la sœur de Bernardo, fiancée contre son gré à Chino. Tony et Maria aimeraient échapper à la rivalité opposant leurs communautés afin de construire un avenir ensemble, loin de la haine qui gangrène le quartier, mais se retrouvent malgré eux au cœur du conflit…

On retrouve dans West Side Story le graphisme de Matsumoto tel qu’il s’affirmait à la fin des années soixante, notamment au travers des expérimentations graphiques de Sexaroid. Quelques relents de sa période shôjo perdurent, qui ne semblent toutefois pas déplacés dans cette histoire d’amour tragique…

Exceptionnellement, nous vous proposons de découvrir l’intégralité de ce récit en suivant ce lien.

 


© 1969 Leiji MATSUMOTO / Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc.


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