Cosmoship Yamato

Posted By on October 23, 2015


COSMOSHIP YAMATO © 1975 Leiji MATSUMOTO / Akita Publishing

Titre original : 宇宙戦艦ヤマト / Uchû Senkan Yamato

Publication japonaise : 1974 – 1979 aux éditions Akita Shoten

Publication française : 2015 aux éditions Black Box

Alors que les éditions Clair de Lune avaient déjà sorti en français l’adaptation en manga de la saga télévisée Uchû Senkan Yamato par Akira Hio, c’est au tour de Black Box de traduire les aventures en bande-dessinée du cuirassé de l’espace. Cette fois-ci, c’est bien le manga dessiné par Leiji Matsumoto qui a été traduit, dans une édition qui prend la forme de trois beaux volumes au format A5. Pour ceux qui trouveraient le titre “Cosmoship” étrange, il s’agit également du titre utilisé dans l’édition japonaise originale. Nulle erreur de traduction ou crime de lèse-majesté de la part de Black Box, donc. Au moins ce titre a-t-il le mérite de démarquer clairement ce manga de celui édité précédemment.

Contrairement à une idée reçue encore largement répandue même parmi les passionnés de culture populaire japonaise, le manga Yamato n’a pas précédé la série animée (comme ça peut être le cas pour, par exemple, Capitaine Albator). Matsumoto a d’abord travaillé sur le dessin animé Yamato en tant que character designer, avant de réaliser ce manga. Cosmoship Yamato est donc un pur “produit dérivé”, et cela explique sans doute pourquoi seulement une petite partie de la saga a été adaptée par le mangaka.

Le manga Cosmoship Yamato reprend donc la trame de la première série télévisée de 1974, et la moitié de la deuxième série. Il est donc question de l’odyssée spatiale du Yamato vers Iskandar pour sauver la Terre irradiée par les Garmillas, puis du combat opposant la flotte terrienne à l’Empire de la Comète Blanche. Fidèle à ses mauvaises habitudes, le mangaka s’est arrêté en cours de route, laissant à ses lecteurs le soin de regarder la série pour connaître la fin des aventures du cuirassé. Matsumoto a toutefois profité de l’opportunité offerte par la réalisation de ce manga pour mettre en images certaines idées et personnages qu’il n’avait pas pu intégrer dans la version animée : en particulier, une apparition furtive d’un pirate de l’espace nommé Harlock.

Du point de vue du dessin, Cosmoship Yamato n’est pas aussi maîtrisé que le seront quelques années plus tard Capitaine Albator ou Galaxy Express 999. Le style graphique devenu emblématique de Matsumoto n’est alors qu’une évolution récente de son trait, et on note encore certaines hésitations et maladresses, en particulier dans le dessin du Yamato lui-même. Néanmoins, on retrouve dans Cosmoship Yamato les grandes batailles spatiales qui ont contribué à l’aura légendaire du cuirassé de l’espace.

Pour en savoir plus sur la saga fondamentale de l’animation japonaise qu’est Uchû Senkan Yamato, une seule adresse : L’Univers de Yamato.

Au sujet de l’édition française : Cosmoship Yamato est la première sortie “leijitime” de l’éditeur Black Box, et a été financée en partie de manière participative. L’édition est globalement de qualité, et le format A5 inhabituel permet d’apprécier les détails des planches de Matsumoto. Seul regret : la typographie utilisée pour le titre, qui donne à la couverture un côté “amateur”.

Pour aller plus loin : Liste des articles liés à Cosmoship Yamato.

 

COSMOSHIP YAMATO © 1975 Leiji MATSUMOTO / Akita Publishing


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